Ksar El Kébir - Le tribunal de première instance de Ksar El Kébir, (Nord du Maroc) a condamné lundi en début de soirée six personnes poursuivies pour "atteintes aux m½urs et perversion sexuelle" à des peines allant de 10 à 4 mois de prison ferme.
Fouad F., principal accusé, a été condamné à 10 mois de prison ferme pour perversion sexuelle, atteintes aux m½urs publiques et commerce illégale d'alcool.
Trois de cinq co-accusés ont été condamnés à 6mois de prison ferme pour perversion sexuelle et atteinte aux m½urs publiques alors que les deux derniers, sans antécédents judiciaires, ont bénéficié de la clémence du tribunal et ont été condamnés à 4 mois de prison ferme.
Tous les accusés ont été condamnés à une amende de 1000 dhs (près de 900 euros) chacun.
Les six personnes ont été arrêtées à la suite de la révélation par la presse d'un mariage homosexuel organisé le 19 novembre dernier et au cours duquel Fouad F., marié avec trois enfants, jouait le rôle de la mariée.
Les milliers de personnes s'étaient manifestées dans la petite ville au lendemain de ce mariage, et une tentative de lynchage a même failli avoir lieu lorsque les manifestants s'étaient dirigés vers la demeure de Fouad F. et l'avaient arrosée de jets de pierres.
Des vidéos du mariage et de la manifestation avaient aussi circulé sur un site internet.
Le ministère marocain de l'intérieur avait par la suite fermement démenti cette information la qualifiant de rumeur.
Le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa avait affirmé que les premières investigations entreprises en relation avec l'incident survenu dans la ville de Ksar El Kébir montraient que la cérémonie qui avait enclenché cet incident était liée à des rituels de charlatanisme, précisant qu'il n'avait pas été établi qu'il s'agissait d'un mariage entre pervertis sexuels.
Intervenant lors d'une réunion de la commission de l'Intérieur, de la décentralisation et des infrastructures de la Chambre des représentants, le ministre avait indiqué que "loin de toute exploitation médiatique et politique de cet événement, il convient de signaler que les premières investigations montrent que cette fête est liée à des rituels qui relèvent du pure charlatanisme".
M. Benmoussa avait précisé que l'organisateur de la fête, un homme aux antécédents judiciaires (Fouad F.), entendait "réaliser une vision" dans laquelle une femme lui aurait demandé de s'habiller comme elle et d'offrir un présent au saint "Sayed Al Madloum".
"Il n'a pas été confirmé, à ce jour, aux services compétents qu'il s'agit d'un mariage entre pervertis sexuels comme cela a été rapporté par certaines composantes de l'opinion publique locale", avait-il indiqué.













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